M. Éric GRAU
Soutiendra samedi 14 mars 2026 à 14 h
Salle Auditorium à l’Université de Montpellier Paul-Valéry, Site Saint-Charles 2
une thèse de DOCTORAT
Discipline : Histoire spécialité Histoire ancienne
Titre de la thèse : Ad fines imperii : les Satrapies transtigritanes à la limite des mondes romain, arménien et iranien. Etude géopolitique d'une zone de frontières (IVe - VIe siècle)
Composition du jury :
- Mme Ève MAC DONALD, Maître de conférences, Université de Cardiff (Royaume-Uni)
- Mme Hélène MÉNARD, Maîtresse de conférences habilitée, Université de Montpellier Paul-Valéry
- Mme Ekaterina NECHAEVA, Professeure, Université de Lille
- M. Antoine PEREZ, Maître de conférences habilité, Université de Montpellier Paul-Valéry, directeur de thèse
- Mme Catherine SALIOU, Professeure, Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis
- M. Giusto TRAINA, Professeur émérite, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Résumé de la thèse
Cette thèse est une monographie sur neuf petits territoires acquis par les Romains en 299 situés dans l'actuelle Turquie orientale. Après une paix de quelques décennies avec leurs ennemis iraniens, la guerre reprend pour les Romains qui se conclue par la défaite de 363 et la perte de plus de la moitié de ces territoires dits « transtigritains » car situés « au-delà du Tigre ». Ammien Marcellin, historien soldat du IVe siècle, les qualifie de « satrapies » avec à leurs têtes des « satrapes », des dynastes orientaux semi-indépendants également mentionnés par les sources arméniennes au siècle suivant. Il en résulte une tradition très ancienne dont la toponymie des territoires remontent en fait jusqu'à l'époque médio-assyrienne De fait, cette thèse entend comprendre pourquoi l'existence de ces territoires sous cette forme d'administration étrangère a pu être toléré par les Romains, qui plus est sur une des frontières les plus importantes de l'Empire, avant leur annexion définitive par Justinien en 536.
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This dissertation is a monograph on nine small territories acquired by the Romans in 299, located in what is now eastern Turkey. After several decades of peace with their Iranian enemies, war resumed for the Romans, culminating in the defeat of 363 and the loss of more than half of these territories, known as “Transtigritani” because they were situated “beyond the Tigris.” Ammianus Marcellinus, a fourth-century soldier-historian, describes them as “satrapies” governed by “satraps,” semi-independent Eastern dynasts who are also mentioned in Armenian sources of the following century. This situation reflects a very ancient tradition, as the toponymy of these territories in fact dates back to the Middle Assyrian period. Accordingly, this dissertation seeks to understand why the existence of these territories under such a form of foreign administration could be tolerated by the Romans—particularly on one of the Empire’s most important frontiers—prior to their definitive annexation by Justinian in 536.
