
Association avec l’ENSAM, réorganisation de la direction générale des services ou arrivée d’un nouveau DGS... Patrice Séébold, Vice-Président du Conseil d’administration, apporte son éclairage sur les changements qui affectent notre administration depuis le début de l’année.
Notre université vient de désigner trois directeur et directrices généraux des services adjoints (DGSA) chargés de renforcer, dans des domaines d'intervention précis, le travail du DGS. Quelles sont les motivations de cette nouvelle organisation ?
Deux raisons ont principalement motivé cette nouvelle organisation.
D’une part, il était apparu à l’ancienne DGS, Christine Vié-Delannoy, que l’augmentation du nombre des services et directions sous sa responsabilité, traduisant l’adaptation aux priorités stratégiques de l’enseignement supérieur, rendait de plus en plus difficile le lien quotidien qu’elle devait avoir avec eux. L’éventualité d’une absence prolongée de DGS rendait également fragile une organisation sans intermédiaire entre la direction générale et les services et composantes sous sa responsabilité. À ce titre, l’absence actuelle, depuis le début de l’année civile et jusqu’au 14 avril, de DGS a prouvé l’utilité, de ce point de vue, de directions générales intermédiaires.
D’autre part, la définition de périmètres couverts par chaque DGSA permet une adaptation plus fine aux enjeux de qualité de service aux usagers, d’innovation et de transformation, ces évolutions pouvant se mener de façon plus directe. Il faut d’ailleurs noter qu’aux trois domaines couverts par les DGSA, s’ajoute un quatrième domaine regroupant les composantes et les services relevant plus directement de la politique générale de l’université. Ayant remplacé la DGS sur ce périmètre pendant les trois mois et demi de son absence, j’ai pu moi-même mesurer l’utilité d’avoir un lien direct entre ceux-ci et la direction de l’établissement, ainsi que la difficulté que peut représenter pour une seule personne le fait de couvrir la totalité des services et directions.
Ces nouveaux DGSA sont, par ailleurs, directeurs de services au sein de l'administration universitaire. De façon opérationnelle, comment s'organisera leur temps entre leurs fonctions actuelles et leurs nouvelles missions ?
Ce sont évidemment eux qui organiseront leur propre temps de travail. Ils peuvent s’appuyer sur des équipes solides et vont renforcer le rôle de leurs directeurs adjoints. Mais bien sûr leur charge personnelle de travail sera accrue et ce modèle expérimental fera l’objet d’une évaluation pour décider à terme de son évolution. Ce sera l’une des missions du nouveau DGS.
L'université Paul-Valéry est désormais un établissement public expérimental (EPE), associé, notamment, à l’École nationale supérieure d’architecture de Montpellier (ENSAM). Cette évolution aura-t-elle, dans les mois et les années qui viennent, des répercussions sur le fonctionnement administratif de notre établissement ?
L'impact sur le fonctionnement opérationnel quotidien sera faible puisque les rattachements administratifs des personnels (BIATSS comme enseignants) restent séparés, seuls les étudiants des deux établissements devenant au même titre étudiants du nouvel établissement. Par contre, l’impact sera plus fort sur le plan organisationnel puisque, par exemple, il va falloir trouver un modèle permettant que l’ENSAM et nous gardions notre identité numérique propre tout en ayant une adresse mail commune, ou bien que le système de facturation s’adapte pour couvrir les deux entités sous un même chapeau. Les services principalement concernés, des deux établissements, sont déjà au travail et c’est pour coordonner cet ensemble que nous avons nommé un chargé de mission, Yann Bisiou.