Recherche en Sciences de l'Éducation

Le LIRDEF (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique, Éducation et Formation) est une équipe d’accueil (EA 3749) sous tutelle de l‘Université de Montpellier (UM) et de l’Université Paul Valéry Montpellier 3 (UPVM).

Il réunit une cinquantaine d’enseignants-chercheurs et chercheurs, une quarantaine de doctorants (dont un quart avec un contrat doctoral), une quinzaine de PRAG ou PRCE docteurs, une quinzaine de chercheurs associés et deux secrétaires-gestionnaires.

Les recherches menées au sein de ce laboratoire s’inscrivent dans les champs de l’éducation et de la formation. Elles sont centrées en particulier sur :

  • les processus d’enseignement-apprentissage (dans diverses disciplines d’enseignement)
  • l’activité d’acteurs en contexte professionnel (enseignants, formateurs et autres acteurs de diverses professions)
  • les processus de socialisation, de professionnalisation et de constructions identitaires
  • les « éducations à » (notamment, au développement durable et à la responsabilité)
  • l’histoire de l’enseignement (en partenariat avec le CEDRHE)
  • l’ingénierie de situations à visées éducatives (vidéoformation, simulation, analyses de pratiques)
     
Depuis 2019, le laboratoire est restructuré en 3 axes :

Cet axe interroge et travaille l’éducation du sujet dans sa singularité mais aussi dans ses différentes dimensions (politique, historique, psychologique, sociale, économique, etc.) dans une période de transitions écologique et politique qui conduirait nos sociétés contemporaines vers des modèles innovants, intégratifs, adaptatifs et participatifs. Plus largement, ce sont les implications culturelles et sociétales conséquentes à ces questions éducatives qui sont au cœur de cet axe. Ces études, réflexives et critiques, menées dans le cadre du paradigme de la complexité, portent sur les relations entre visées éducatives et visées des transformations sociétales. La spécificité du projet de recherche s’articule selon quatre directions principales :

La première est celle des questions concernant d’une part le sujet pris dans sa globalité, ses dimensions cognitive, affective, éthique, esthétique, numérique et sociale, et, d’autre part, la dimension éducative qui lui est attachée, tant d’un point de vue culturel et interculturel que social, en vue de son émancipation dans les contextes de transition.

La deuxième interroge l’interface entre l’éducation formelle (le monde scolaire) et non formelle (les musées, les institutions et structures culturelles). Il s’agit en particulier d’élucider cette interface puis de concevoir les méthodes pour identifier, interroger et évaluer les compétences partagées et celles spécifiques à ces deux mondes.

La troisième vise à rendre intelligible et lisible les apports des recherches en éducation sur les finalités et les enjeux des politiques publiques à différentes échelles spatiales et temporelles, interrogeant l’articulation du global et du local dans ses tensions réciproques, mais aussi les orientations historiques et géographiques en lien avec ces politiques, pour une meilleure compréhension des dispositifs éducatifs institutionnels.

La quatrième vise à redéfinir, dans ces contextes, selon une perspective critique, les travaux de recherche qui s’intéressent aux tensions qui entourent plus particulièrement les problématiques de la lutte contre les inégalités, les processus d’inclusion ou encore les projets d’émancipation.

Mots clés : Education ; politiques ; sociétés ; éducation formelle ; éducation non formelle ; cultures/interculturalité ; pédagogies ; émancipation ; inclusion ; curriculum ; normes ; valeurs ; représentation ; rapport au monde ; disposition.

Pour en savoir plus … https://lirdef.edu.umontpellier.fr/education-politiques-societes/
 

L’axe savoirs-pratiques-didactique s’intéresse à la production, la diffusion et la circulation des savoirs et des pratiques au sein des institutions. Il fédère des réflexions épistémologiques, des études sur les pratiques d’enseignement et d’apprentissage, sur la conception d’environnements d’enseignement et/ou de formation, et des interrogations sur le rôle du langage dans ces processus. Majoritairement situées dans le champ de l’école, les recherches menées au sein de cet axe se déploient également dans d’autres champs, dès lors que des savoirs et/ou des pratiques y sont identifiés comme relevant d’une construction individuelle ou collective, d’une diffusion, transmission et/ou d’une acquisition.

Dans le cadre scolaire, la question du disciplinaire, de la discipline scolaire, est un objet de travail de l’axe. Les travaux engagés portent également sur des questions et enjeux sociétaux impliquant non pas un unique référent disciplinaire, scolaire ou non, mais un référent pluriel et diversifié. Ces caractéristiques amènent à mobiliser une didactique multi-référentielle. Par ailleurs, des recherches inter-didactiques sont développées au sein de l’axe.

Certaines questions étudiées dans le cadre de cet axe intègrent une perspective historique et/ou curriculaire afin de mettre au jour les configurations et reconfigurations disciplinaires susceptibles de permettre de comprendre la construction et l’évolution des pratiques enseignantes. Les articulations/tensions entre, par exemple, savoirs et pratiques, formel et non formel, scolaire et extrascolaire, etc., nourrissent les problématiques de recherches portant sur le champ de l’enseignement et/ou de l’éducation (école, petite enfance, université, etc.) mais aussi sur d’autres espaces d’apprentissage et/ou de formation, par exemple sur les métiers de la santé, de l’animation, etc. Les recherches menées dans le cadre de l’axe, quelles qu’en soient les modalités, les fondements théoriques, les méthodologies, poursuivent une visée de compréhension ou de transformation des pratiques.

Mots clefs : Connaissances, savoirs, pratiques, didactiques des disciplines, inter-didactique, didactique multi-référentielle, épistémologies.

Pour en savoir plus… https://lirdef.edu.umontpellier.fr/savoirs-pratiques-didactique/
 

Concernant les métiers caractérisés par les interactions humaines et/ou certains métiers du vivant au contact d’animaux ou de plantes (métiers de l’éducation, de la santé, du sport, du social, de l’agriculture…) cet axe explore le travail, à la fois comme un système de contraintes, parfois source de souffrances et un lieu, parmi les plus importants, d’existence sociale et de réalisation de soi. Objet complexe à appréhender, le travail condense aujourd’hui des aspects techniques, organisationnels, humains, éthiques et de puissants enjeux identitaires. Pour analyser le travail, on accorde une position centrale à la fois, à l’action dotée de sens, à l’intentionnalité et aux interprétations des travailleurs pensés comme des acteurs intelligents, créatifs, sociaux et autonomes et en même temps au contexte dans lequel se déroule cette action qui fournit des ressources et qui définit également des contraintes. L’axe étudie l’activité de professionnels au travail ou en formation ainsi que l’activité des bénéficiaires de la formation. Ces « métiers adressés à autrui » requièrent à la fois des compétences d’ordre technique et des compétences communicationnelles et relationnelles qui s’articulent dans l’action mais restent en partie implicites, invisibles et opaques aux observateurs et aux acteurs eux-mêmes. Cet axe étudie également la place et nature des savoirs en formation ainsi que la manière dont les personnes se formant développent leurs pratiques et/ou construisent des connaissances et les remobilisent dans les pratiques. Pour aborder ces questions complexes nous sommes amenés à croiser des approches anthropologiques, d’analyse de l’activité, sociologique et psychologique. Du point de vue méthodologique, les corpus analysés dans ces travaux sont complexes d’une part car ils articulent des données de nature différente (vidéos, entretiens, productions d’acteurs, questionnaires) et d’autre part car il s’agit souvent de corpus très conséquents. Cet axe tend aussi à renouveler le rapport entre des visées de connaissance et des visées de transformation dans l’organisation du travail et de la formation. Dans une perspective sociologique, il s’agit de comprendre les dynamiques d’acteurs (individu-collectif) en situation de travail et les interactions avec l’environnement institutionnel, organisationnel et humain. Dans une perspective ergonomique, nous cherchons à contribuer à la conception des formations professionnelles sur la base de l’analyse de l’activité réelle en construisant notamment des situations de simulation pour développer une approche d’apprentissage de situations et non pas seulement d’apprentissage de savoirs.

Mots clefs : Pratiques professionnelles, Savoirs professionnels, Compétences, Développement professionnel, Identité professionnelle, Professionnalisation, Rapport au savoir, Analyse de l’activité, Vidéoformation, Simulation, Pédagogie universitaire, Professionnalités, Formation, Utilité/anti-utilité.

Pour en savoir plushttps://lirdef.edu.umontpellier.fr/travail-formation-professionnalites/

 

La quasi-totalité des enseignants chercheurs du département Sciences de l'Éducation de l’UPV sont membres du LIRDEF et s’inscrivent, à titre principal, dans les axes suivants : 
Education, politiques, sociétés
Savoirs-Pratiques-Didactique
  • Anne–Marie Rinaldi (MCF)
Travail, Formation, Professionnalités
Les fiches des chercheurs sont consultables sur le site du LIRDEF :